Spectacles
DES ÉQUILIBRES
Création originale : Bernard AZIMUTH
Mise en scène : Philippe SOHIER
Quelqu'un lui a dit : "Bernard, équilibre-toi, détends toi." Qu'à cela ne tienne. Le voilà en kimono, dans un lotus approximatif, en route vers la sérénité. Evidemment, tout s'oppose à ce projet. La moindre broutille le plonge dans les affres. Sa femme lui demande de descendre une chaise à la cave? La cave est pleine, il va devoir acheter une maison de campagne pour entreposer sa chaise. S'il épluche un oignon, il découvre avec consternation qu'au bout de dix-sept couches, il n'y a plus rien. Il est tombé sur un oignon vide.
Quant à la baby-sitter qu'il a trouvée pour le mois d'août, elle l'inquiète un peu. Elle manque d'expérience, en matière de dangers. Lui, il sait : sur une plage, quand il fait beau, c'est qu'un ouragan menace. Pour tout arranger, il cultive scrupuleusement, avec un vrai souci de perfectionnisme, la gaffe navrante. Lâchez-le dans un cocktail avec un violoniste de l'Opéra. Paniqué jusqu'à l'os, il lui explique où trouver l'Opéra - juste en face quand on sort du métro - et regrette que les pigeons fassent des cochonneries dessus.
Quand il s'intéresse enfin au violoniste lui-même, c'est pour lui demander, très poliment car il est bien élevé : "Et vous n'avez jamais été tenté par un instrument plus gai ?" Azimuth en route vers la sérénité ? On ne demande pas à une girafe de miauler. On ne demande pas à Azimuth de nager dans l'harmonie. Son truc à lui, c'est l'inquiétude, le chaos, le conflit entre lui et lui. Si par hasard, il croisait sur le trottoir l'Harmonie en personne, il lui marcherait sur les pieds - pour commencer - et, en y regardant de plus près, il lui trouverait un air louche. Il la tordrait dans tous les sens, il la pulvériserait jusqu'à l'absurde, il en ferait une galère. Pour notre immense plaisir. Car ce foutoir qu'il engendre lui-même, avec enthousiasme et générosité, c'est notre équilibre à nous : rire aux larmes, ça détend bien, ça épanouit.
Marie Ange GUILLAUME
PRESSE :
Ce spectacle joue sur le meilleur du jeu de Bernard AZIMUTH :le débit urgent, la fébrilité, l’aplomb, l’insolence des faibles, qui font de lui une personnalité attachante... Excellente soirée! LE FIGARO
Cet artiste joue avec les mots sans se laisser emporter par le jeu de mots et le calembour à tout prix. Il laisse toujours une place pour le sens dans ses contresens. LA PROVENCE
On reste accroché, suspendu à ses histoires loufoques, à la tendresse de son humanité faussement naïve. Tout l’affole, tout l’inquiète, tout le déroute… Un spectacle désaltérant. LE PARISIEN
Les petits tracas du quotidien deviennent chez lui des interrogations abyssales sur la condition humaine… Cet as de la langue jongle avec les astuces lexicales avec une aisance incroyable. LE POINT
Il nous emporte dans un univers qui n’appartient qu’a lui dans lequel il mêle le quotidien le plus tordu à des situations chaotiques à souhait. Il se complet allègrement dans ce contexte où les conflits deviennent sa raison de vivre où le spectateur y trouve son compte grâce à ses incroyables talents de conteur et ses jeux de mots non moins surprenants. LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ



